Fais toi peur !

Les films d’horreur durant la période d’Halloween ? Un classique. On apprécie se faire peur, parfois, un petit peu trop, et on le regrette amèrement une fois couché bien au chaud dans son lit. Si tu es lassé par les éternels Slasher teen movies ainsi que par les ennuyeux films d’horreur du XXIème siècle, je te souffle trois films d’horreur oubliés qui te fera, à coup sur, mourir de peur !

1 – SUSPIRIA, Dario Argento, 1977.

Suzy Bannion, une jeune étudiante américaine, atterrit dans une petite ville d’Allemagne afin d’intégrer l’une des plus prestigieuses écoles de danse au Monde. Arrivée par une nuit d’orage, elle aperçoit une élève affolée tentant de s’enfuir de l’école en prononçant des paroles incompréhensibles et qui sera retrouvée sauvagement assassinée le lendemain. Suzy s’intègre à l’école et se lie d’amitié avec Sara, l’une des amies de la victime, qui lui confie que l’école est témoin de phénomènes curieux et de disparitions étranges.

Pourquoi ce film est-il effrayant ?

Suspiria est un conte horrifique et fantastique, le genre de film unique et qui te laisse un arrière-gout de malaise en fin de visionnage. L’atmosphère du film se veut mystique, anxiogène notamment en raison de la bande sonore et de l’image.

Alors oui je te l’accorde, aujourd’hui, les effets spéciaux de Suspiria semblent être dépassés et appartiennent à un genre oublié depuis bien longtemps, cependant, Argento joue avec nos nerfs et pas qu’un peu. Malgré son coté légèrement kitsch saupoudré de sang fluo, Suspiria oscille entre le style baroque et celui de l’art déco. Le décor de l’école de danse est à couper le souffle, tout droit sorti d’un cauchemar onirique. Les couleurs sont extrêmement recherchées et participent largement à cette atmosphère pesante notamment par l’utilisation excessive de la couleur rouge. La bande sonore, constituée de cris, de chuchotements et de soupirs, est obsédante et amplifie une fois de plus ce climat de terreur.

2 – The Blair Witch Project, Daniel Myrick, 1999.

Heather, Mike et Josh, trois étudiants en cinéma, veulent produire un documentaire sur la mythique et légendaire sorcière de Blair. Ils se rendent, alors, dans la petite ville de Burkittsville dans l’état du Maryland afin d’y interroger les habitants. Ils apprennent qu’un tueur en série, du nom de Rustin Parr et qui vivait dans les bois, a assassiné sept enfants dans les années 1940. Le lendemain, ils décident d’effectuer une randonnée dans les bois de Black Hills dont ils ne reviendront jamais. Leurs enregistrements sont retrouvés un an après leur disparition.

Pourquoi ce film est-il effrayant ?

Tout d’abord, il faut savoir que The Blair Witch Project est le précurseur du genre Found-Footage qui consiste à présenter un film sous la forme d’un enregistrement vidéo authentique, filmé par les protagonistes eux-mêmes. The Blair Witch Project se veut donc immersif et ambigu. En effet, il ne possède aucune caractéristique superficielle des codes de l’horreur : pas de rivière de sang ni d’apparition surnaturelle prévisible. Il n’y a aucune preuve tangible, tout est suggéré uniquement par des bribes d’images et l’utilisation habile d’effets sonores qui laissent l’imagination du spectateur faire la suite. Et c’est justement cela qui est angoissant.

De plus, le film s’appuie également sur le thème des légendes qui entoureraient depuis le XVIIème siècle la forêt de Black Hills et qui la décriraient comme hantée. En vérité, ce n’est bien sûr qu’une illusion créée de toute pièce quelques années auparavant par les réalisateurs du film. En revanche, Rustin Parr a réellement existé et il a été condamné pour ses crimes affreux.

Il faut savoir également qu’avant sa sortie, le film a bénéficié d’une campagne de communication et de marketing rendant cette histoire plus vraie que nature. À l’ère d’internet, ont été publiés la biographie des acteurs avant leur dite disparition ainsi que des extraits de leur journal donnant ainsi lieu à de multiples théories et interprétations de la part des spectateurs. Avant même sa sortie dans les salles obscures, le film faisait déjà parlé de lui.

3 – Shining, Stanley Kubrick, 1980.

Jack Torrance, écrivain raté et en panne d’inspiration, se voit employer comme gardien durant l’hiver au sein d’un hôtel isolé dans les montagnes du Colorado. Il y emménage donc avec sa femme Wendy et son petit garçon Danny qui semble très réceptif aux mauvaises ondes de l’hôtel.

Pourquoi ce film est-il terrifiant ?

La scène d’ouverture suffit largement à donner le ton du film : angoissant. La dite séquence montre le long cheminement de la famille Torrance vers l’Overlook Hotel, à travers les somptueux paysages et les vastes montagnes du Colorado. La bande sonore instaure une ambiance malsaine et nous fait pressentir, d’or et déjà, que quelque chose de profondément mauvais va se dérouler. L’hôtel, imposant et menaçant, apparait enfin, comme un monstre prêt à engloutir et savourer son prochain festin.

Le film se veut volontairement lent, on voit les jours et les heures défilées une à une presque comme un compte à rebours vers la folie de Jack Torrance qui s’accroit peu à peu et semble être sans issue. Cette lenteur oppressante amène, petit à petit, un spectateur fébrile vers les secrets les plus sombres de l’Overlook Hotel. En effet, pour être effrayant Shining n’a pas besoin de monstre sanguinaire ni de violence accentuée mais joue plutôt la carte de l’épouvante psychologique.

All work and no play makes Jack a dull boy. Et si vous avez lu mes précédents articles, vous savez pertinemment à quel point je suis fan de l’adaptation cinématographique de Stanley Kubrick notamment en raison de l’interprétation de Jack Nicholson dans le personnage de Jack Torrance qui est juste, à mon sens, magistral.

2 commentaires Ajouter un commentaire

  1. Oh, Angela ! dit :

    J’ai adoré Shining 😉

    Aimé par 1 personne

  2. J’adore ton article, ça m’a donné envie de les voir ou revoir 😀

    Aimé par 1 personne

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