American Horror Story de Ryan Murphy

Aujourd’hui, nous sommes le deuxième jour du mois d’Octobre, ce qui nous fait un décompte de trente jours avant la fameuse nuit d’Halloween. Afin d’accueillir cette nouvelle saison, je vais te parler, non pas d’un livre, mais plutôt d’une série que je suis activement depuis sa première sortie : AMERICAN HORROR STORY.

Qu’est ce que c’est ?

American Horror Story est une série d’anthologie américaine créée par Ryan Murphy ( Nip/Tuck, Glee, Scream Queens…) au début des années 2010. Elle appartient, principalement, au genre horreur, fantastique ou gore à l’occasion.

Ca parle de quoi ?

Actuellement, cette série possède neuf saisons dont chacune est indépendante de la précédente. Les sujets sont divers et variés : maison hantée, fantômes, sorcières, vampires, tueurs en série, clown, fin du monde… On retrouve la plupart des acteurs dans chaque saison, interprétant des rôles différents selon le thème abordé.

Par quoi commencer ?

Bien sûr, libre à toi, si tu es une personne plutôt consciencieuse, de commencer cette série dans l’ordre numérique croissante.

Si dans le cas inverse, tu souhaites avoir un petit coup de pouce, j’ai établi, pour toi, le classement de la saison la moins réussie à celle qui me semble, selon un avis subjectif et entièrement personnel, être à l’apogée de son art.

9 Freak Show, Saison 4.

Ici, on est dans un remake un peu plus sanglant du film FREAKS (1932) de Tod Browning.

On se retrouve plongé au coeur des années 50, dans la petite ville de Jupiter en Floride, au sein de l’une des plus impressionnantes foires aux monstres dirigée par Elsa Mars. Cependant, la ville est en émoi après l’arrivée d’un tueur en série qui sème la terreur et qui réduit, peu à peu, la troupe..

Un ennui profond. C’est tout ce que je retiendrai de cette saison. Et c’est peut-être la première fois que je ne visionne qu’une seule fois une saison d’American Horror Story. Certes, le rôle d’Elsa Mars, interprétée par Jessica Lange, est encore une fois spectaculaire et l’histoire de Twisty le très vilain clown fout quelque peu les jetons mais pas assez pour retenir ma curiosité. L’univers du cirque ainsi que le questionnement identitaire n’a pas su m’attirer ni, par ailleurs, me séduire.

NOTE : 3/10

8 – Cult, saison 7.

Ally Ozymandias Mayfair-Richards souffre de diverses phobies qui réapparaissent suite à l’élection de Donald Trump et qui l’handicapent sévèrement dans sa vie de tous les jours. Avec sa compagne Ivy et son fils, ils vivent, néanmoins, une vie paisible dans la banlieue résidentiel de Détroit. En parallèle, Kai Anderson, un séduisant et mystérieux jeune homme aux cheveux bleus, ainsi que sa terrifiante soeur Winter, forment une secte. Elle est composée d’adhérents qui souhaitent changer le système politique américain actuel. En se servant des peurs des autres, ils incitent ainsi les citoyens à voter pour Kai afin qu’il soit élu au Conseil Municipal de la ville.

Avec cette saison, American Horror Story joue la carte du thriller psychologique et politique qui colle parfaitement avec l’actualité américaine. Il s’agit ici de démontrer à quel point nos angoisses et nos peurs modifient et transforment un tant soit peu notre réalité. Certes, il y a des meurtres, du sang, de vilains personnages et le sujet de la secte était très prometteur, mais concernant l’horreur et la frayeur, passez votre chemin.

NOTE : 5/10

7 – Apocalypse, saison 8.

À la suite de l’Apocalypse, un groupe de survivants est choisi en fonction de leurs ADN afin de se retrancher dans un abri souterrain nommé sobrement l’Avant-Garde 3 et dirigé d’une poigne de fer par Miss Wilhelmina Venable embauchée, elle-même, par une communauté secrète, La Coopérative. Après plusieurs mois d’enfermement et de règles strictes et abusives, l’arrivée assez inattendue de Michael Langdon, présenté comme un des membres de la dite Coopérative, sème le chaos et le trouble après l’annonce d’une sélection de survivants dans le but de les conduire dans Le Sanctuaire.

Même si Apocalypse est perçue comme une saison cadeau pour les fans de la première heure en raison des nombreuses connexions avec les autres saisons (notamment Coven et Murder House), j’ai trouvé le scénario assez décousu, du moins pour la première moitié de la saison. Effectivement, c’est très sympathique de découvrir les prémisses et origines du mal en personne, et puis le retour de Jessica Lange pour un ou deux épisodes, a mis mon coeur en émoi. Cependant, je dois avouer, que j’ai particulièrement été agacée et ennuyée par les premiers épisodes de cette saison en raison de la superficialité du scénario et des personnages.

NOTE : 6/10

6 – 1984, saison 9.

1984, Los Angeles, un groupe de jeunes étudiants décident d’embarquer pour le Camp Redwood afin d’y devenir moniteur durant l’été et échapper ainsi aux taux de meurtres élevés que connait actuellement la ville. À leur arrivée, ils rencontrent Margaret Booth, la propriétaire du camp, se révélant être la seule rescapée d’un massacre qui s’est tenu dans le camp, par un certain Monsieur Grelots, quelques années auparavant. Interné dans un hôpital psychiatrique, il parvient à s’échapper de sa cellule afin de continuer ce qu’il avait commencé dans les années 70.

Je n’ai pas été transportée par cette saison qui reste, tout de même, un merveilleux hommage aux années 80 de part son esthétisme, son générique et ses nombreux clins d’oeil. S’inspirant très clairement des oeuvres tels que Scream, Vendredi 13 ou Halloween, le mythe du Slasher est plutôt bien abordé et assez convaincant. Le sujet des rites sataniques n’est pas inintéressant et on a presque envie qu’il soit bien plus exploité. Cependant, je reste sur ma fin car oui, la fin de cette dernière saison manque clairement de piment et joue plutôt les cordes du mélodramatisme.

NOTE : 6,5/10

5 – Roanoke, saison 6.

Suite à une violente agression dans un quartier de Los Angeles, Matt et Shelby Miller, un couple de trentenaire, décident d’acquérir une vieille maison à Roanoke en Caroline du Sud. Mais très rapidement, ils ne se sentent pas les bienvenue. Pluie de dents humaines, bruits de cochons égorgés, apparitions nocturnes et tentative de noyade, Matt et Sheby pensent perdre l’esprit. Quelques années après, il décident de raconter leur histoire par le biais d’une émission intitulé Le cauchemar de Roanoke.

J’ai sincèrement apprécié cette saison qui, selon moi, reprend exactement les codes qui ont fait le succès d’American Horror Story. Même si les nombreuses scènes gores et trash sont, parfois, inutiles voire même abusives, cette saison mérite amplement sa place dans mon top 5 notamment en raison du choix de la présenter sous forme de documentaire-fiction qui est totalement adéquate à notre société actuelle qui se veut un tantinet voyeuriste. De plus, l’interprétation de Kathy Bates, dans le rôle de La Bouchère, mérite amplement que l’on s’y intéresse.

NOTE : 7/10

4 – Hotel, saison 5.

L’Hôtel Cortez à Los Angeles. Construit par James March, tueur en série afin de cacher les corps de ses victimes et repris par la Comtesse, femme énigmatique, ici, ce ne sont pas les clients qui y affluent en masse mais plutôt les fantômes tourmentés et autres petits inconvénients.

L’interprétation de Lady Gaga dans le rôle de la Comtesse vient combler le départ de Jessica Lange. Sa grâce, son glamour et ses tenues extravagantes rendent hommage, avec brio, au thème du vampirisme glam moderne. De plus, le décor de l’Hôtel Cortez ainsi que son architecture sont somptueux et nous emmènent tout droit dans les années 50 avec un style Art Déco et une ambiance à la Dario Argento. Ce que j’ai sûrement le plus apprécié est l’apparition de divers tueurs en série qui ont marqué, à coups de couteau, le Monde. Bref, on en prend plein les mirettes.

NOTE : 8/10

3 – Asylum, saison 2.

En 1964, l’hôpital psychiatrique de Briarcliff, dirigé par l’église catholique et des médecins nazis, accueille l’un des psychopathes et tueurs en série les plus recherchés de la région : Bloody Face. Ce dernier est connu pour enlever la peau du visage de ses victimes afin de les porter en masque. Kit Walker, petit employé d’une station service, est suspecté en raison de la disparition étrange de sa femme Alma. L’arrivée très médiatisée de ce dernier attire Lana Winters, une jeune journaliste, dont la curiosité et son tempérament obstiné lui vaudront un aller simple pour Briarcliff.

On est sincèrement à l’apogée de l’art d’American Horror Story. Dans cette saison, il n’y a aucun sujet qui est laissé sur le carreau : nonne alcoolique et sadique, médecin nazi qui se livre à des expérimentations perverses, tortures, possession satanique. On se laisse happer par l’univers de l’asile, effrayant et glauque, qui atteint un rare niveau de perfection. Le seul bémol reste l’intrigue pas très convaincante traitant des extra-terrestres qui, à mon humble avis, pourrait être définitivement passée sous silence.

NOTE : 9/10

2 – Coven, saison 3.

Nouvelle Orléans. Le Pensionnat pour Jeune Filles Exceptionnelle de Madame Robichaux, accueille des jeunes filles possédant des dons surnaturels. Après des mois et des mois de silence radio, Fiona Good, la Suprême actuelle, c’est-à-dire celle la plus puissante de sa génération, sent ses forces décroitre et refait surface, ainsi, pour éliminer sa prochaine concurrente et garder son titre.

Une de mes saisons favorite et coup de coeur. Le fait qu’elle se déroule à la Nouvelle-Orléans accentue cet univers sombre et emprunt de magie. On a affaire à des sorcières toutes haut en couleur, c’est un peu la saison du Girl Power de la série, si tu vois ce que je veux dire. Petit bonus également pour les quelques apparitions en chanson de Stevie Nicks qui joue son propre rôle.

Si tu es attentif, j’ai attribué la même note à Asylum et Coven mais pas la même position dans le classement. Ceci est un choix personnel, j’apprécie énormément tout ce qui touche à la sorcellerie. De plus, il y a ce je ne sais quoi qui rend cette saison sexy à souhait.

NOTE : 9/10

1 – Murder House, saison 1.

Le thème est classique, il s’agit de la fameuse maison hantée. Mais pas n’importe laquelle. Suite à des problèmes au sein de leur couple, la famille Harmon décide de quitter Boston afin de s’installer à Los Angeles dans un manoir victorien qu’ils ont acquis récemment. À leur arrivée, ils découvrent que les anciens propriétaires ont été tués tragiquement. Et visiblement, ce ne sont pas les seuls…

Murder House est, pour moi, et restera, sans aucun doute, mon véritable coup de coeur concernant cette série. Enfin, le mythe de la maison hantée traitée avec efficacité et ingéniosité. Je n’ai rien à ajouter véritablement de plus car, pour moi, cette saison est parfaite et ne fait aucun faux pas ni dans sa narration ni dans son esthétisme.

NOTE : 10/10

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