Critiques littéraires

La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan.

À la suite d’une lecture, ça t’est déjà arrivé d’être presque déçu que ce soit déjà terminé ? C’est ce qui m’est arrivé en lisant La petite boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan.

Rencontre avec l’un des romans les plus cosy de cet automne.

Suite à l’échec de sa petite entreprise de graphisme et par la même occasion de son couple, Polly Waterford, jeune trentenaire désabusée, décide de changer de cap en quittant la ville de Plymouth pour trouver refuge sur une petite île des Cornouailles. Fauchée et sans emploi, elle se retrouve à louer un taudis à l’étage d’une boulangerie abandonnée. Coïncidence ou non, Polly n’a qu’une passion : elle adore faire du pain.

Pourquoi j’ai grandement apprécié ce livre ?

La petite boulangerie du bout du monde c’est un peu le genre de livres qui agit comme la chaleur et la douceur d’un chocolat chaud en plein mois de Décembre. Alliant gourmandise, romance et personnages attachants, la vie à la campagne n’a jamais été aussi tentante ! En effet, on ne se lasse pas de la petite île de Mount Polbearne au climat tempétueux, à sa douce solitude et à sa communauté d’habitants où les cancans vont bon train.

Allergiques au gluten, passez votre chemin ! À chaque page tournée, vous pouvez sentir l’odeur du pain chaud de la petite boulangerie de Polly vous enivrer durant votre lecture. Et si vous n’êtes pas assez rassasié, mention spéciale pour les quelques recettes partagées à la fin du roman qui vous permettent de faire reproduire chez vous les fameux pains qui ont fait la renommée de Polly.

En conclusion, même si j’ai trouvé que le personnage de Polly était, parfois, un peu trop niais et simpliste et que sa meilleure amie Kerensa un peu trop superficielle, ce roman reste un de mes préférés dans la catégorie feel-good. Car, qui n’a jamais rêvé de tout recommencer suite à un échec personnel cuisant ?

Polly l’a fait et ça fait vraiment du bien ! Un livre à dévorer sans modération !

Ce livre te plaira si :

– Tu apprécies les romans feel-good.

– Tu craques littéralement pour le charme de la campagne anglaise.

L’odeur du pain et des croissants chauds te font mourir d’envie.

Mots-clés :

Feel-good ; British ; Campagne ; Gourmandise ; Cosy

Critiques littéraires

My absolute darling de Gabriel Tallent.

Cela fait plusieurs jours que j’ai terminé ce roman. Cela fait plusieurs jours que je réfléchie quoi te dire et quoi écrire. Comment exprimer les différentes émotions que j’ai pu ressentir à la suite de cette lecture.

Sans aucun doute, je peux le clamer haut et fort. Cette oeuvre est assurément mon coup de coeur de cette année 2020.

Turtle Avelston, quatorze ans, vit dans une vieille bicoque rudimentaire dans les bois de la côte nord de la Californie. Face à un père abusif et survivaliste, elle n’a que pour seul compagnon son Sig Sauer qu’elle ne cesse de démonter et récurer machinalement. Turtle est une adolescente singulière : tantôt misogyne, brute, insociable, sauvage. Elle ne sait comment exprimer ses émotions et ses sentiments et se mure dans des éternels jurons. Fuyant un cercle familial malsain, elle arpente les bois et rencontre Jacob, un lycéen blagueur qui l’intrigue. Une fascination réciproque nait entre les deux adolescents qui pousse progressivement Turtle à (re)trouver le goût de la liberté.

Pourquoi ce roman est-il un véritable coup de coeur ?

Il est certain qu’on ne peut rester indifférent face à My absolute darling. C’est un cri de souffrance étouffée d’une adolescente tiraillée entre sa propre survie et le dévouement qu’elle accorde à son père. Parce que oui, elle aime son papa. Elle l’aime très fort et lui pardonne à chaque fois ses frasques indigestes et autres châtiments plus abjects les uns que les autres. Et pourtant, lui aussi l’aime d’un amour incommensurable. Elle est son amour absolu, sa petite croquette qui lui appartient pour toujours et que si elle tente de faire sa petite connasse, elle le regrettera.

C’est un roman sombre, brutal et addictif, mettant en lumière une relation incestueuse et toxique qui pousse une adolescente, déjà mal dans sa peau, à se recroqueviller encore plus derrière sa carapace.

My absolute darling n’est donc pas un roman à laisser entre toutes les mains. Cru, brut, parfois d’une violence presque insupportable mais anormalement vivant.

Ce livre te plaira si :

– Tu apprécies les longues descriptions ainsi que la nature.

– Tu as le coeur solidement accroché et que tu apprécies être bousculé.

– Tu apprécies le genre dramatique.

Mots-clés :

Drame ; Inceste ; Nature ; Choc ; Émouvant

Critiques littéraires

Ode à John Fante

Il y a parfois des rencontres littéraires qui ne te laissent pas en sortir indemne et qui te poursuivent assez longtemps pour que tu en sois hanté. Ce fut mon cas avec John Fante. On s’est rencontré un peu par hasard sur une des étagères de la catégorie littérature étrangère. C’est un véritable coup de cœur, celui qui te met un uppercut bien placé entre les deux poumons.

Zoom sur un écrivain peu connu de son vivant mais qui reste avant tout le précurseur du Dirty Realism.

Qui est John Fante ?

D’origine très modeste, John Fante, fils d’immigrants italien, est né en 1909 à Denver. Par ailleurs, toute sa vie, il en aura honte, refusant toute association à ses origines, presque avec dégoût.

Très jeune, et malgré un détour par l’école Jésuite, Fante fait assez tôt ses premières preuves dans l’écriture. Toutefois, ses tentatives d’entreprendre des études universitaires échouent. A 20 ans, il se rend à Los Angeles et se contente d’effectuer des petits boulots pour survivre sans pour autant délaisser son amour pour la littérature et l’écriture. Ainsi, il se satisfait pleinement et avidement des œuvres de Nietzsche, Dostoïevski et Lewis qu’il emprunte à la bibliothèque municipale.

Installé entre les quatre murs d’un petit hôtel, John Fante écrit des nouvelles qui attirent l’œil d’H.L Mencken, le rédacteur en chef de la revue littéraire The American Mercury qui décide de le publier. Fou de joie, Fante commence à percevoir le début d’un rêve qui l’anime depuis si longtemps : devenir le meilleur écrivain que le Monde n’ait jamais connu.

En 1933, son premier roman La Route de Los Angeles est jugé trop cru et trop rude pour être publié. Toutefois, Fante ne se laisse pas abattre et écrit BANDINI qui paraîtra en 1938 et qui met en lumière le jeune Arturo Bandini, un alter-égo autobiographique. Il est de nouveau publié en 1952 avec l’ouvrage Pleins de vie dont le succès lui vaudra, par ailleurs, une place à la FOX et à la MGM ainsi qu’une nomination aux oscars pour le meilleur scénario en 1957.

Durant de nombreuses années, il tombe dans l’oubli le plus total malgré l’admiration sincère que lui voue Charles Bukowski.

Un jour j’ai sorti un livre, je l’ai ouvert et c’était ça. Je suis resté planté un moment comme un homme qui a trouvé de l’or à la décharge publique. Voilà enfin un homme qui n’avait pas peur de l’émotion. L’humour et la douleur mélangés avec une superbe simplicité. Le début du livre était un gigantesque miracle pour moi et je compris bien avant de le terminer qu’il y avait là un homme qui avait changé l’écriture. Le livre était « Demande à la poussière » et l’auteur, John Fante. Il allait toute ma vie m’influencer dans mon travail. 

Charles Bukowski 

Grâce à l’insistance de Charles Bukowski et en raison de son amitié avec un éditeur de Black Sparrow Press, Demande à la poussière sera republié et le fait redécouvrir au grand public. Cependant, aveugle et cul-de-jatte en raison de graves complications liées à son diabète, John Fante dicte à sa femme, pour une dernière fois, son oeuvre Rêves à Bunker Hill. Il décède quelque temps après dans sa ville de coeur, en 1983.

Que lire de John Fante ?

Mon chien stupide (1985), le plus comique.

Henry J.Molise n’a qu’une envie : tout plaquer et rejoindre son Italie natale très loin de sa banlieue californienne ainsi que de sa femme Hariett et de ses quatre enfants qui le rendent fou. Au lieu de cela, il recueille, un soir devant son porche, un énorme chien, très mal élevé et aux mœurs plus que douteuses.

Une tragi-comédie touchante et plein de mordant qui mêle crise d’adolescence tardive et désillusions sur le monde moderne. L’oeuvre qui semble peut-être la plus abordable au style de Fante.

Demande à la poussière (1939), le plus passionnel.

Arturo Bandini, écrivain angoissé et fauché, loge dans un petit hôtel situé à Bunker Hill. A force d’errer dans les bars, il fait la connaissance de Camilla Lopez, une jeune serveuse au tempérament ardent et tempétueux.

Une prose puissante puisée dans les tripes d’un homme désœuvré dont l’infinie tristesse semble être universelle. L’oeuvre de Fante la plus connue et qui reste, encore aujourd’hui, intemporelle.

La route de Los Angeles (1933), le plus sauvage.

Arturo Bandini, habitant avec sa mère et sa sœur, vit de petits boulots entre la conserverie de poisson et la plonge d’un restaurant crasseux. Entre les moqueries de ses collègues et le fanatisme religieux de sa mère, Arturo rêve. Il rêve des belles blondes et distinguées américaines sur papier glacé mais surtout il rêve de devenir le meilleur écrivain que le Monde n’ait jamais connu.

Un véritable hommage, complètement débridé, à cette période si complexe de transition entre l’adolescence et l’âge adulte.

En d’autres termes

John Fante c’est avant tout un style brut, réaliste, vivant tout simplement. Il n’a toujours raconter qu’une seule et même histoire : la sienne, souvent à travers le tyrannique et flamboyant BANDINI, un double furieusement cinglant, tantôt Arturo, simplement Arturo. Bandini c’est un peu Holden Caulfield avec quelques années de plus et un alcoolisme naissant. Lire Fante c’est se prendre une claque perpétuelle et répétitive : ça martèle le coeur, ça cogne au dedans et ça explose au dehors. Ca griffe, ça brûle, ça fait mal, et même parfois, ça nous fait un peu pleurer mais une chose est certaine, c’est que l’on en redemande encore.

John Fante, c’est une ode à la vie, tantôt tranchante tantôt touchante, brûlante de vérité, qui ne laisse personne indiffèrent.

Critiques cinématographiques

Fais toi peur !

Les films d’horreur durant la période d’Halloween ? Un classique. On apprécie se faire peur, parfois, un petit peu trop, et on le regrette amèrement une fois couché bien au chaud dans son lit. Si tu es lassé par les éternels Slasher teen movies ainsi que par les ennuyeux films d’horreur du XXIème siècle, je te souffle trois films d’horreur oubliés qui te fera, à coup sur, mourir de peur !

1 – SUSPIRIA, Dario Argento, 1977.

Suzy Bannion, une jeune étudiante américaine, atterrit dans une petite ville d’Allemagne afin d’intégrer l’une des plus prestigieuses écoles de danse au Monde. Arrivée par une nuit d’orage, elle aperçoit une élève affolée tentant de s’enfuir de l’école en prononçant des paroles incompréhensibles et qui sera retrouvée sauvagement assassinée le lendemain. Suzy s’intègre à l’école et se lie d’amitié avec Sara, l’une des amies de la victime, qui lui confie que l’école est témoin de phénomènes curieux et de disparitions étranges.

Pourquoi ce film est-il effrayant ?

Suspiria est un conte horrifique et fantastique, le genre de film unique et qui te laisse un arrière-gout de malaise en fin de visionnage. L’atmosphère du film se veut mystique, anxiogène notamment en raison de la bande sonore et de l’image.

Alors oui je te l’accorde, aujourd’hui, les effets spéciaux de Suspiria semblent être dépassés et appartiennent à un genre oublié depuis bien longtemps, cependant, Argento joue avec nos nerfs et pas qu’un peu. Malgré son coté légèrement kitsch saupoudré de sang fluo, Suspiria oscille entre le style baroque et celui de l’art déco. Le décor de l’école de danse est à couper le souffle, tout droit sorti d’un cauchemar onirique. Les couleurs sont extrêmement recherchées et participent largement à cette atmosphère pesante notamment par l’utilisation excessive de la couleur rouge. La bande sonore, constituée de cris, de chuchotements et de soupirs, est obsédante et amplifie une fois de plus ce climat de terreur.

2 – The Blair Witch Project, Daniel Myrick, 1999.

Heather, Mike et Josh, trois étudiants en cinéma, veulent produire un documentaire sur la mythique et légendaire sorcière de Blair. Ils se rendent, alors, dans la petite ville de Burkittsville dans l’état du Maryland afin d’y interroger les habitants. Ils apprennent qu’un tueur en série, du nom de Rustin Parr et qui vivait dans les bois, a assassiné sept enfants dans les années 1940. Le lendemain, ils décident d’effectuer une randonnée dans les bois de Black Hills dont ils ne reviendront jamais. Leurs enregistrements sont retrouvés un an après leur disparition.

Pourquoi ce film est-il effrayant ?

Tout d’abord, il faut savoir que The Blair Witch Project est le précurseur du genre Found-Footage qui consiste à présenter un film sous la forme d’un enregistrement vidéo authentique, filmé par les protagonistes eux-mêmes. The Blair Witch Project se veut donc immersif et ambigu. En effet, il ne possède aucune caractéristique superficielle des codes de l’horreur : pas de rivière de sang ni d’apparition surnaturelle prévisible. Il n’y a aucune preuve tangible, tout est suggéré uniquement par des bribes d’images et l’utilisation habile d’effets sonores qui laissent l’imagination du spectateur faire la suite. Et c’est justement cela qui est angoissant.

De plus, le film s’appuie également sur le thème des légendes qui entoureraient depuis le XVIIème siècle la forêt de Black Hills et qui la décriraient comme hantée. En vérité, ce n’est bien sûr qu’une illusion créée de toute pièce quelques années auparavant par les réalisateurs du film. En revanche, Rustin Parr a réellement existé et il a été condamné pour ses crimes affreux.

Il faut savoir également qu’avant sa sortie, le film a bénéficié d’une campagne de communication et de marketing rendant cette histoire plus vraie que nature. À l’ère d’internet, ont été publiés la biographie des acteurs avant leur dite disparition ainsi que des extraits de leur journal donnant ainsi lieu à de multiples théories et interprétations de la part des spectateurs. Avant même sa sortie dans les salles obscures, le film faisait déjà parlé de lui.

3 – Shining, Stanley Kubrick, 1980.

Jack Torrance, écrivain raté et en panne d’inspiration, se voit employer comme gardien durant l’hiver au sein d’un hôtel isolé dans les montagnes du Colorado. Il y emménage donc avec sa femme Wendy et son petit garçon Danny qui semble très réceptif aux mauvaises ondes de l’hôtel.

Pourquoi ce film est-il terrifiant ?

La scène d’ouverture suffit largement à donner le ton du film : angoissant. La dite séquence montre le long cheminement de la famille Torrance vers l’Overlook Hotel, à travers les somptueux paysages et les vastes montagnes du Colorado. La bande sonore instaure une ambiance malsaine et nous fait pressentir, d’or et déjà, que quelque chose de profondément mauvais va se dérouler. L’hôtel, imposant et menaçant, apparait enfin, comme un monstre prêt à engloutir et savourer son prochain festin.

Le film se veut volontairement lent, on voit les jours et les heures défilées une à une presque comme un compte à rebours vers la folie de Jack Torrance qui s’accroit peu à peu et semble être sans issue. Cette lenteur oppressante amène, petit à petit, un spectateur fébrile vers les secrets les plus sombres de l’Overlook Hotel. En effet, pour être effrayant Shining n’a pas besoin de monstre sanguinaire ni de violence accentuée mais joue plutôt la carte de l’épouvante psychologique.

All work and no play makes Jack a dull boy. Et si vous avez lu mes précédents articles, vous savez pertinemment à quel point je suis fan de l’adaptation cinématographique de Stanley Kubrick notamment en raison de l’interprétation de Jack Nicholson dans le personnage de Jack Torrance qui est juste, à mon sens, magistral.

Critiques littéraires

La fille d’avant de JP Delaney.


Lorsque l’agent immobilier propose à Jane Cavendish, le One Folgate Street, cette maison ultra high-tech au décor minimaliste et épuré, elle est conquise. Cependant, pour y habiter il faut remplir tout un tas de questionnaires intrusifs et se plier aux quelques centaines de règles établies par le tyrannique propriétaire et architecte, un certain Edward Monkford. Après y avoir emménagé, Jane découvre que la locataire précédente, Emma Matthews, est décédée tragiquement dans cette même maison. En faisant quelques recherches, elle s’aperçoit qu’elle lui ressemble étrangement et que Jane emprunte exactement le même chemin qu’Emma avant sa disparition..

Mon avis sur ce livre :

La lecture est vraiment agréable et se veut rapide. En effet, j’ai lu entièrement ce livre en moins de deux jours notamment en raison de l’écriture qui est fluide et des courts chapitres alternant le point de vue des deux protagonistes, l’avant d’Emma et l’après de Jane. J’apprécie ce type de narration qui me rappelle un peu celle de La Fille du Train de Paula Hawkins et qui arrive sincèrement à me captiver.

Tout de même, certaines choses m’ont dérangé. Tout d’abord, le personnage d’Edward Monkford semble être une version au rabais de Christian Grey, une espèce de control freak et minimaliste qui plus est. Ce personnage est superficiel, ses dialogues sont ennuyeux et absurdes au possible et au final, très décevant. De plus, les nombreuses scènes de sexe, au vocabulaire bourru et à la soumission aberrante, n’apporte rien de plus à l’intrigue si ce n’est de l’agacement. Bon, très bien, et après ?

En conclusion, je n’ai pas été très emballée. J’ai insisté pour poursuivre ce livre jusqu’à sa toute fin car je voulais connaitre le dénouement de l’histoire et j’ai plutôt était agréablement surprise par l’explication du titre qui est assez inattendue et plutôt bien pensé, je dois l’avouer. Cependant, d’autres livres à succès ont déjà étudié les différents thèmes abordés. C’est pourquoi, cette lecture, à mon sens, reste un bon divertissement mais n’est pas indispensable en raison de son manque de profondeur.

Ce livre te plaira si :

– Tu apprécies les thrillers psychologiques.

– Tu as dévoré La fille du train de Paula Hawkins.

– Tu n’as pas pu échapper à la folie SM de 50 nuances de Grey.

Mots clés :

Thriller Psychologique ; Fin inattendue

Critiques cinématographiques

American Horror Story de Ryan Murphy

Aujourd’hui, nous sommes le deuxième jour du mois d’Octobre, ce qui nous fait un décompte de trente jours avant la fameuse nuit d’Halloween. Afin d’accueillir cette nouvelle saison, je vais te parler, non pas d’un livre, mais plutôt d’une série que je suis activement depuis sa première sortie : AMERICAN HORROR STORY.

Qu’est ce que c’est ?

American Horror Story est une série d’anthologie américaine créée par Ryan Murphy ( Nip/Tuck, Glee, Scream Queens…) au début des années 2010. Elle appartient, principalement, au genre horreur, fantastique ou gore à l’occasion.

Ca parle de quoi ?

Actuellement, cette série possède neuf saisons dont chacune est indépendante de la précédente. Les sujets sont divers et variés : maison hantée, fantômes, sorcières, vampires, tueurs en série, clown, fin du monde… On retrouve la plupart des acteurs dans chaque saison, interprétant des rôles différents selon le thème abordé.

Par quoi commencer ?

Bien sûr, libre à toi, si tu es une personne plutôt consciencieuse, de commencer cette série dans l’ordre numérique croissante.

Si dans le cas inverse, tu souhaites avoir un petit coup de pouce, j’ai établi, pour toi, le classement de la saison la moins réussie à celle qui me semble, selon un avis subjectif et entièrement personnel, être à l’apogée de son art.

9 Freak Show, Saison 4.

Ici, on est dans un remake un peu plus sanglant du film FREAKS (1932) de Tod Browning.

On se retrouve plongé au coeur des années 50, dans la petite ville de Jupiter en Floride, au sein de l’une des plus impressionnantes foires aux monstres dirigée par Elsa Mars. Cependant, la ville est en émoi après l’arrivée d’un tueur en série qui sème la terreur et qui réduit, peu à peu, la troupe..

Un ennui profond. C’est tout ce que je retiendrai de cette saison. Et c’est peut-être la première fois que je ne visionne qu’une seule fois une saison d’American Horror Story. Certes, le rôle d’Elsa Mars, interprétée par Jessica Lange, est encore une fois spectaculaire et l’histoire de Twisty le très vilain clown fout quelque peu les jetons mais pas assez pour retenir ma curiosité. L’univers du cirque ainsi que le questionnement identitaire n’a pas su m’attirer ni, par ailleurs, me séduire.

NOTE : 3/10

8 – Cult, saison 7.

Ally Ozymandias Mayfair-Richards souffre de diverses phobies qui réapparaissent suite à l’élection de Donald Trump et qui l’handicapent sévèrement dans sa vie de tous les jours. Avec sa compagne Ivy et son fils, ils vivent, néanmoins, une vie paisible dans la banlieue résidentiel de Détroit. En parallèle, Kai Anderson, un séduisant et mystérieux jeune homme aux cheveux bleus, ainsi que sa terrifiante soeur Winter, forment une secte. Elle est composée d’adhérents qui souhaitent changer le système politique américain actuel. En se servant des peurs des autres, ils incitent ainsi les citoyens à voter pour Kai afin qu’il soit élu au Conseil Municipal de la ville.

Avec cette saison, American Horror Story joue la carte du thriller psychologique et politique qui colle parfaitement avec l’actualité américaine. Il s’agit ici de démontrer à quel point nos angoisses et nos peurs modifient et transforment un tant soit peu notre réalité. Certes, il y a des meurtres, du sang, de vilains personnages et le sujet de la secte était très prometteur, mais concernant l’horreur et la frayeur, passez votre chemin.

NOTE : 5/10

7 – Apocalypse, saison 8.

À la suite de l’Apocalypse, un groupe de survivants est choisi en fonction de leurs ADN afin de se retrancher dans un abri souterrain nommé sobrement l’Avant-Garde 3 et dirigé d’une poigne de fer par Miss Wilhelmina Venable embauchée, elle-même, par une communauté secrète, La Coopérative. Après plusieurs mois d’enfermement et de règles strictes et abusives, l’arrivée assez inattendue de Michael Langdon, présenté comme un des membres de la dite Coopérative, sème le chaos et le trouble après l’annonce d’une sélection de survivants dans le but de les conduire dans Le Sanctuaire.

Même si Apocalypse est perçue comme une saison cadeau pour les fans de la première heure en raison des nombreuses connexions avec les autres saisons (notamment Coven et Murder House), j’ai trouvé le scénario assez décousu, du moins pour la première moitié de la saison. Effectivement, c’est très sympathique de découvrir les prémisses et origines du mal en personne, et puis le retour de Jessica Lange pour un ou deux épisodes, a mis mon coeur en émoi. Cependant, je dois avouer, que j’ai particulièrement été agacée et ennuyée par les premiers épisodes de cette saison en raison de la superficialité du scénario et des personnages.

NOTE : 6/10

6 – 1984, saison 9.

1984, Los Angeles, un groupe de jeunes étudiants décident d’embarquer pour le Camp Redwood afin d’y devenir moniteur durant l’été et échapper ainsi aux taux de meurtres élevés que connait actuellement la ville. À leur arrivée, ils rencontrent Margaret Booth, la propriétaire du camp, se révélant être la seule rescapée d’un massacre qui s’est tenu dans le camp, par un certain Monsieur Grelots, quelques années auparavant. Interné dans un hôpital psychiatrique, il parvient à s’échapper de sa cellule afin de continuer ce qu’il avait commencé dans les années 70.

Je n’ai pas été transportée par cette saison qui reste, tout de même, un merveilleux hommage aux années 80 de part son esthétisme, son générique et ses nombreux clins d’oeil. S’inspirant très clairement des oeuvres tels que Scream, Vendredi 13 ou Halloween, le mythe du Slasher est plutôt bien abordé et assez convaincant. Le sujet des rites sataniques n’est pas inintéressant et on a presque envie qu’il soit bien plus exploité. Cependant, je reste sur ma fin car oui, la fin de cette dernière saison manque clairement de piment et joue plutôt les cordes du mélodramatisme.

NOTE : 6,5/10

5 – Roanoke, saison 6.

Suite à une violente agression dans un quartier de Los Angeles, Matt et Shelby Miller, un couple de trentenaire, décident d’acquérir une vieille maison à Roanoke en Caroline du Sud. Mais très rapidement, ils ne se sentent pas les bienvenue. Pluie de dents humaines, bruits de cochons égorgés, apparitions nocturnes et tentative de noyade, Matt et Sheby pensent perdre l’esprit. Quelques années après, il décident de raconter leur histoire par le biais d’une émission intitulé Le cauchemar de Roanoke.

J’ai sincèrement apprécié cette saison qui, selon moi, reprend exactement les codes qui ont fait le succès d’American Horror Story. Même si les nombreuses scènes gores et trash sont, parfois, inutiles voire même abusives, cette saison mérite amplement sa place dans mon top 5 notamment en raison du choix de la présenter sous forme de documentaire-fiction qui est totalement adéquate à notre société actuelle qui se veut un tantinet voyeuriste. De plus, l’interprétation de Kathy Bates, dans le rôle de La Bouchère, mérite amplement que l’on s’y intéresse.

NOTE : 7/10

4 – Hotel, saison 5.

L’Hôtel Cortez à Los Angeles. Construit par James March, tueur en série afin de cacher les corps de ses victimes et repris par la Comtesse, femme énigmatique, ici, ce ne sont pas les clients qui y affluent en masse mais plutôt les fantômes tourmentés et autres petits inconvénients.

L’interprétation de Lady Gaga dans le rôle de la Comtesse vient combler le départ de Jessica Lange. Sa grâce, son glamour et ses tenues extravagantes rendent hommage, avec brio, au thème du vampirisme glam moderne. De plus, le décor de l’Hôtel Cortez ainsi que son architecture sont somptueux et nous emmènent tout droit dans les années 50 avec un style Art Déco et une ambiance à la Dario Argento. Ce que j’ai sûrement le plus apprécié est l’apparition de divers tueurs en série qui ont marqué, à coups de couteau, le Monde. Bref, on en prend plein les mirettes.

NOTE : 8/10

3 – Asylum, saison 2.

En 1964, l’hôpital psychiatrique de Briarcliff, dirigé par l’église catholique et des médecins nazis, accueille l’un des psychopathes et tueurs en série les plus recherchés de la région : Bloody Face. Ce dernier est connu pour enlever la peau du visage de ses victimes afin de les porter en masque. Kit Walker, petit employé d’une station service, est suspecté en raison de la disparition étrange de sa femme Alma. L’arrivée très médiatisée de ce dernier attire Lana Winters, une jeune journaliste, dont la curiosité et son tempérament obstiné lui vaudront un aller simple pour Briarcliff.

On est sincèrement à l’apogée de l’art d’American Horror Story. Dans cette saison, il n’y a aucun sujet qui est laissé sur le carreau : nonne alcoolique et sadique, médecin nazi qui se livre à des expérimentations perverses, tortures, possession satanique. On se laisse happer par l’univers de l’asile, effrayant et glauque, qui atteint un rare niveau de perfection. Le seul bémol reste l’intrigue pas très convaincante traitant des extra-terrestres qui, à mon humble avis, pourrait être définitivement passée sous silence.

NOTE : 9/10

2 – Coven, saison 3.

Nouvelle Orléans. Le Pensionnat pour Jeune Filles Exceptionnelle de Madame Robichaux, accueille des jeunes filles possédant des dons surnaturels. Après des mois et des mois de silence radio, Fiona Good, la Suprême actuelle, c’est-à-dire celle la plus puissante de sa génération, sent ses forces décroitre et refait surface, ainsi, pour éliminer sa prochaine concurrente et garder son titre.

Une de mes saisons favorite et coup de coeur. Le fait qu’elle se déroule à la Nouvelle-Orléans accentue cet univers sombre et emprunt de magie. On a affaire à des sorcières toutes haut en couleur, c’est un peu la saison du Girl Power de la série, si tu vois ce que je veux dire. Petit bonus également pour les quelques apparitions en chanson de Stevie Nicks qui joue son propre rôle.

Si tu es attentif, j’ai attribué la même note à Asylum et Coven mais pas la même position dans le classement. Ceci est un choix personnel, j’apprécie énormément tout ce qui touche à la sorcellerie. De plus, il y a ce je ne sais quoi qui rend cette saison sexy à souhait.

NOTE : 9/10

1 – Murder House, saison 1.

Le thème est classique, il s’agit de la fameuse maison hantée. Mais pas n’importe laquelle. Suite à des problèmes au sein de leur couple, la famille Harmon décide de quitter Boston afin de s’installer à Los Angeles dans un manoir victorien qu’ils ont acquis récemment. À leur arrivée, ils découvrent que les anciens propriétaires ont été tués tragiquement. Et visiblement, ce ne sont pas les seuls…

Murder House est, pour moi, et restera, sans aucun doute, mon véritable coup de coeur concernant cette série. Enfin, le mythe de la maison hantée traitée avec efficacité et ingéniosité. Je n’ai rien à ajouter véritablement de plus car, pour moi, cette saison est parfaite et ne fait aucun faux pas ni dans sa narration ni dans son esthétisme.

NOTE : 10/10

Critiques littéraires

Julie & Julia : Sexe, blog et boeuf bourguignon de Julie Powell.

J’aime profondément la bonne, vieille et authentique gastronomie française, c’est-à-dire la cuisine avec du beurre, du beurre et rien d’autre que du beurre. C’est pourquoi, j’en ai décidé de faire mon métier. J’ai toujours été gourmande, à souhait, parfois même, souvent (pardon), dans l’excès. Ma première rencontre avec Julia Child et Julie Powell s’est tenue, un peu au hasard, un soir de l’hiver précédent où j’avais besoin de réconfort. À mon sens, ce dernier se retrouve dans trois choses très précises : une douche chaude, un plaid douillet et de la nourriture. Avec ce film, j’ai été royalement servi.

Oh, sacrilège pour les plus puritains d’entre vous ! Oui, j’ai, tout d’abord, visionné le film, plusieurs fois, avant d’en lire le livre. Est-ce grave ? Non. Est-ce que j’ai préféré l’un à l’autre ? Oui.

Julie Powell, bientôt trentenaire, est malheureuse dans sa vie. En effet, elle enchaine les petits boulots, habite un loft crasseux dans la banlieue de Long Island et subit la pression sociale concernant son horloge biologique. Après un séjour chez ses parents, Julie trouve le vieux livre de cuisine de sa mère L’art de la cuisine française par Julia Child. Ainsi, elle se lance dans un projet fou : réaliser les 524 recettes en seulement 365 jours.

Mon avis sur ce livre :

En une phrase : J’ai tout simplement adoré. Même si certains passages, sur les frasques des amies de Julie sont, à mon sens, complètement inutiles voire barbants et que j’aurais souhaité en apprendre bien plus sur Julia Child, que seulement quelques fragments de lettres, j’ai passé un excellent moment de lecture.

Certes, ce n’est pas une oeuvre de haut vole mais la lecture se veut gourmande, débridée et légère. L’odyssée culinaire de Julie, ses réussites et ses ratés, ses crises de larmes, sa peur d’ébouillanter un homard, son dégout pour les aspic et les oeufs en gelés, sont, je dois l’avouer, excessivement drôles. Et puis enfin, soyons honnêtes, les explications culinaires de Julie donnent l’eau à la bouche.

Et le film alors ?

Comme dit précédemment, j’ai connu Julia & Julie par le biais du film. Et j’ai, tout de même, une petite préférence pour ce dernier.

Tout simplement pour le rôle de Julia Child interprétée par la grande Meryl Streep. J’ai été tellement conquise par cette interprétation que j’ai acquis, par la suite, le véritable manuel de L’art de la cuisine française.

Ce livre te plaira si :

– Tu te souviens encore de la mémorable scène de la culotte de grand-mère de Bridget Jones lors de son premier date avec Daniel Cleaver.

– Le boeuf bourguignon reste secrètement ton plat préféré.

– Tu as toujours voulu savoir comment cuisiner un homard.

Mots clés :

Chick-lit ; Cuisine ;

Critiques littéraires

Fall is coming

L’automne. Quelle saison merveilleuse ! D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours apprécié cette période de l’année. Les couleurs chaudes et profondes, le retour des boissons chaudes et gourmandes, le clapotis de la pluie très tard le soir ou très tôt le matin, et bien évidemment Halloween.

Avec le temps, j’ai développé une profonde et insatiable curiosité pour tout ce que l’on ne peut expliquer, en particulier l’ésotérisme. Je n’y peux rien, j’ai toujours rêvé, très secrètement, d’être une sorcière. Du petit déguisement, jupons et chapeau pointu, que Maman m’avait confectionné lorsque j’avais huit ans à mes vingt-six ans.

C’est donc avec un certain plaisir non-dissimulé que je te dresse la liste des romans qui m’ont fait le plus frissonner.

  • La maison hanté de Shirley Jackson.

Docteur John Montague , fasciné par les phénomènes paranormaux, souhaite mener une enquête dans le cadre d’un programme de recherches. Ainsi, il réunit plusieurs sujets susceptibles de réagir, plus ou moins au surnaturel. C’est au sein de la monstrueuse Hill House, qu’Eleonor Vance, Theodora et Luke Sanderson se retrouvent en proie à des événements étranges.

L’histoire te dit quelque chose ? La série The Haunting of Hill House, disponible sur la plateforme Netflix, ainsi que le film Hantise s’en sont largement inspirés.

  • Shining, l’enfant lumière de Stephen King.

J’ai, tout d’abord, connu Shining par l’adaptation cinématographique réalisée par Stanley Kubrick. Et je dois bien l’avouer, j’en suis sincèrement fan, notamment en raison du rôle de Jack Torrance interprété par le très talentueux Jack Nicholson. Seulement, après de nombreux visionnaires, je souhaitais en savoir plus.

Jack Torrance, alcoolique et écrivain raté, tente de reconstruire sa vie après la perte de son précédent emploi, dû à son tempérament colérique. Il accepte un poste de gardien, durant l’hiver, au sein d’un hôtel très isolé et situé dans les montagnes rocheuses du Colorado. Ainsi, avec sa femme Wendy et son petit garçon Danny, ils emménagent à l’Overlook Hotel. Cependant, après quelques mois, Jack Torrance est en proie à d’étranges forces obscures dont l’unique responsable semble être cet hôtel.

Je tiens à préciser que tu peux retrouver certaines différences notoires entre le livre de Stephen King et son adaptation cinématographique. En effet, quelques libertés ont été prises par Stanley Kubrick, au point où Stephen King a totalement détesté cette dernière faute de ne pas retransmettre véritablement, selon lui, l’ambiance et l’atmosphère du livre.

  • Salem de Stephen King.

Marsten House, vieille bâtisse lugubre et inhabitée, située en haut d’une colline dans la ville de Salem. Déserte depuis le suicide de son ancien propriétaire, Marsten House veille, surveille, épie les habitants de cette petite ville du Maine. Ben Mears, écrivain et témoin du suicide d’Hubert Marsten, revient, des années après, sur les lieux de cette tragédie dans le but de l’acquérir et d’écrire un livre sur cette dernière. Toutefois, il découvre quelle a été récemment achetée par deux antiquaires, les fameux Stracker & Barlow, dont la boutique vient d’ouvrir en ville. Mais dans quel but..?

Depuis 1977, quelques adaptations ont vu le jour sous forme de téléfilm. Cependant, je te conseille de préférer lire le roman avant de les visionner, au risque d’être déçu.

Critiques littéraires

Les enquêtes d’Agatha Raisin, M.C Beaton

Agatha Raisin, quinquagénaire et ex-femme d’affaires londonienne, décide de prendre sa retraite anticipée dans la région les Cotswolds afin de goûter au calme et à la douceur de la campagne anglaise. Un rêve d’enfance, elle qui a grandi dans les quartiers défavorisés de Birmingham.

Oui mais tout compte fait, dans cette ambiance bucolique, Agatha s’ennuie.

Afin de s’intégrer à sa nouvelle vie, elle rejoint donc la Société des Dames de Carsely où un concours de quiches s’organise. Cependant, après avoir gouté sa quiche aux épinards tout droit venue d’un traiteur de Londres, le juge Cummings-Browne meurt. C’est alors que notre excentrique Mrs Raisin trouve une occupation à la hauteur de ses ambitions : le crime.

Pourquoi j’ai apprécié ce roman ?

Mrs Raisin n’a en rien hérité du raffinement et du savoir-vivre à l’anglaise, hormis peut-être son caractère tempétueux. Et je dois bien avouer que c’est ce qui fait, malgré tout, que l’on s’attache à ce personnage. Agatha c’est un peu notre bonne vieille tante qui refuse de vieillir, se perd dans différents régimes farfelus et qui a le béguin pour le voisin d’à coté.

Une saga littéraire sympathique, légère et drôle, alimentée par une petite dose d’intrigues policières. Passez donc votre chemin si vous recherchez un livre dont la trame est captivante et haletante.

Ce livre te plaira si :

Les scones et le charme british te manquent cruellement.

– Tu es curieux(-se) de voir Bridget Jones et Inspecteur Gadget réunis en une seule et même personne.

– Tu apprécies les Cosy Mystery.

Mots clés :

Cosy Mystery ; Légèreté ; Enquête ; British

Critiques littéraires

L’institut de Stephen King.

Comme dit dans mon précédent article, j’ai toujours apprécié l’ésotérisme, le fantastique. Je suis née dans les année 90, ma jeunesse et mon adolescence ont largement été influencées par l’apparition de séries télé, telles que Buffy contre les vampires, Charmed ou encore X files, que je regardais d’un oeil le samedi soir, tard dans la nuit. Because I want to believe.

Dans ce domaine, j’affectionne tout particulièrement Stephen King. J’ai été conquise avec l’oeuvre Shining, l’enfant lumière, encore plus avec Salem. Mais voilà, j’avais envie de tester quelque chose d’un peu plus récent. Sur l’étagère des nouveautés fantastiques/Thriller de la petite librairie au coin de la rue, j’avais donc le choix entre l’Outsider et l’Institut. Il est vrai que la première de couverture de l’Institut, soignée et énigmatique, attire immédiatement l’oeil. J’ai donc préféré me porter vers ce dernier.





Minneapolis. En pleine nuit, le jeune Luke Ellis, alors âgé de douze ans, enfant précoce et surdoué, se fait kidnapper par des intrus qui pénètrent dans sa maison et tuent ses parents, sans raison apparente. Luke se réveille dans une chambre qui ressemble étrangement et au moindre détails, à la sienne. Bienvenue à l’Institut ! Dans le couloir, d’autres portes, d’autres chambres, d’autres enfants, dotés de pouvoirs psychiques, se cachent, attendant tour à tour d’être déportés à l’Arrière. Que font-ils là ? Qu’attend-on d’eux ?

Mon avis sur ce livre :

Le sujet semblait si prometteur. Un enfant surdoué, un épouvantable Institut, des pouvoirs surnaturels, des manipulations et tortures médicales.

Et pourtant, je me suis ennuyée 50% de ma lecture. Je suis sûrement un peu difficile et exigeante mais je m’attendais à plus. La majorité des personnages, y compris les enfants, sont assez superficiels, soit fades soit exagérés, ce qui m’a particulièrement agacé. Même si la lecture est fluide et sans accroche, toutes les scènes passées à l’Institut étaient, pour moi, assez répétitives et d’un ennuie profond, presque prévisibles. J’ai eu réellement du mal à avancer dans ce roman. C’est seulement à la moitié des quelques six cent pages que les choses deviennent intéressantes et que la tension, qui émane de cette course poursuite effrénée, semble palpable.

En d’autres termes, sans être une pépite, l’Institut reste, tout de même, un bon divertissement.

Ce livre te plaira si :

– La série Stranger Things n’a plus aucun secret pour toi.

Le Club des Cinq a marqué ton enfance.

The Wall, l’oeuvre d’anthologie des Pink Floyd, résonne encore en toi.

Mots-clés :

Fantastique ; Science-fiction ; Surnaturel